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Légendes urbaines et mythes surnaturels

Légendes urbaines, surnaturel, endroits hantés , mythes du monde entier à faire froid dans le dos

Aokigahara, la forêt du suicide

Publié le 9 Février 2015 par joedalton

Aokigahara, la forêt du suicide

Aokigahara est une forêt qui se situe à la base du Mont Fuji, à moins de 100 km à l'ouest de Tokyo. Elle est aussi connue sous le nom de Jukai "Mer d'arbres" du fait de la grande étendue d'arbres extrêmement dense qui la compose dont la majeure partie couvre l'emplacement d'une large coulée de lave qui a enseveli la région lors de l'éruption de l'année 864. Aokigahara est connue pour abriter un grand nombre de phénomènes paranormaux (elle est réputée être hantée), mais surtout pour le nombre de personnes qui y perdent la vie chaque année, suicidaires pour la plupart.

Forêt maudite

Une partie de l'article que Wikipédia consacré à Aokigahara résumait bien les différents phénomènes paranormaux qu'on peut y trouver, mais elle a été supprimée (sûrement pour éviter la fascination qu'éprouveraient certaines personnes et éviter ainsi d'augmenter le nombre des victimes...).Je résume ci-dessous quelques passages, fort intéressants, que la page wikipédia contenait :

3 000 hectares est une surface qui, normalement, peut être parcourue d’un bout à l’autre en marchant trois ou quatre heures. Et pourtant, dans cette étrange forêt, la tâche est impossible ! La légende dit que ceux qui se sont engagés dans cette forêt n’en sont jamais revenus. Aujourd’hui encore, beaucoup de randonneurs perdent leur chemin. Leur squelette, ou leurs corps à moitiés dévorés par « quelque chose », sont régulièrement retrouvés dans cette forêt profonde et obscure. Aussi, ceux qui partent à la recherche de ses corps disparus ou pour élucider le mystère de ce lieu se perdent à leur tour. Une vieille légende dit aussi qu’un grand nombre de chauve-souris vivent ici. Elles attaquent les promeneurs et tentent de les étouffer en leur couvrant le visage.

Dans cette forêt, votre boussole perd le nord en vous indiquant le sud ou bien avec un écart de 90 degrés par rapport au nord. D’autres affirment que si vous suivez les indications de votre boussole, vous tournez en rond revenant ainsi à votre point de départ. Des dysfonctionnements provenant des outils digitaux ont aussi été remarqués.

Aokigahara est si dense que la lumière du soleil y pénètre très difficilement. Nombreux sont ceux qui affirment qu’il vous est impossible de vous diriger avec le soleil, car si vous levez la tête, vous ne voyez qu’une petite parcelle du ciel. A cause de la densité du feuillage, les GPS ne fonctionnent pas.

Étant très similaire, le paysage crée, dans votre esprit, une distorsion du sens de l’orientation. De ce fait, les différentes directions qui s’offrent à vous se ressemblent toutes. Si vous regardez devant vous pour marcher droit, vous risquez fortement de glisser et de chuter : le sol paraît solide alors qu’en vérité, il se trouve souvent à 30 ou 40 cm plus bas, sous un tapis de racines et de feuilles, lesquelles créent une toile donnant l’illusion d’un terrain parfaitement plat. Aussi, cette forêt possède de nombreuses cavités énormes et profondes.Il est très facile de chuter à l’intérieur et de vous retrouver avec horreur, face à des squelettes qui sont là depuis fort longtemps. Aucune issue, ni aucun sauvetage n’est possible si vous êtes seul. Notons que d’étranges cavernes se terrent dans le sol de cette forêt. Plus étonnant, elles sont prisonnières des glaces y compris l’été.

Elle serait le lieu de nombreux suicides, d'où un grand nombre d'histoires de forêt hantée...

Forêt du suicide

C'est cette dénomination qui est la plus souvent utilisée pour la désigner, Aokigahara est le premier endroit au Japon en terme de suicides et se plaçe même au second rang au niveau mondiale (après le Golden Gate Bridge). En effet, ce lieu sinistre attire les sucidaires comme un aimant et certaines années de "pic suicidaire", on arrive au résultat effroyable d'une centaine de cadavres découverts (cependant, les chiffres qui sont présentés tous les ans sont forcément en dessous de la réalité, puisqu'il est impossible de découvrir tous les corps dans cet espace sauvage et, comme il est dit plus haut, toutes les victimes n'ont souhaité mourir...). Afin d'en trouver le plus grand nombre, un "balayage des suicides" est organisé annuellement. Il consiste en une association de policiers, pompiers et volontaires qui parcourent la forêt à la recherche des corps, suite à quoi, en octobre, les journaux japonais publient des articles donnant le nombre ainsi que des détails. Le graphique ci-dessous montre l'évolution de ce nombre entre 1998 et 2003.

Aokigahara inspire un double sentiment aux japonais, un sentiment de peur d'abord (nombreux japonais n'osent même pas prononcer ce nom) et de profonde tristesse ensuite. C'est un sujet sensible pour le Japon et un véritable fléau, contre lequel le gouvernement tente de remédier par tous les moyens. Ainsi, des panneaux affirmant que la vie est précieuse et que le suicide n'est pas une solution ont été installés aux entrées et un peu partout à l'intérieur de la forêt, en plus de pancartes demandant de ne pas dépasser certaines zones, sous peine de mort, rendant l'endroit encore plus sinistre. Parmi ces panneaux, on peut lire notamment des messages signés "Département de la prévention du suicide", du genre :

  • "Votre vie est précieuse... Pensez à ceux qui vous aiment."

  • "Pensez-y encore fois. S'il vous plait, cherchez de l'aide."

  • "Contactez les urgences avant de décider de mourir. S'il vous plait, reconsidérez votre geste."

D'autres panneaux vous avertissent d'un danger mortel imminent en cas de dépassement des chemins balisés, même sur une courte distance. Tomber dans une crevasse est un des risques, ou bien vous égarer très facilement du fait de l'extrême densité de la végétation et de la similitude de l'environnement. Sans compter le risque de se retrouver nez-à-nez avec un squelette, un cadavre en décomposition ou un corps fraîchement décédé...

C'est la nouvelle Kuroi Jukai ("Mer noir d'arbres"), écrit en 1959 par l'auteur nippon Seicho Mastumoto, qui suggère pour la première fois qu'Aokigahara est "un endroit idéal pour mourir", idéal dans le sens de secret, sans que l'on puisse découvrir la dépouille du défunt. C'est donc à cet écrivain que l'on impute généralement d'être le déclencheur, du moins en grande partie, des nombreuses vagues de suicides que connaît cette forêt depuis les années 50. Mais c'est un autre auteur japonais, Wataru Tsutsumi, qui a façonné en détail la démarche suicidaire suivie dans cette mer végétale avec son roman éloquent "Le guide complet du suicide". Il décrit dans ce livre les différentes façons de se suicider ainsi que les risques encourus par chaque méthode et recommande de se pendre par la corde (la pendaison est la méthode la plus "populaire" à Aokigahara, encore aujourd'hui, a tel point qu'on croise de nombreuses cordes accrochées aux branches quand on s'y promène, vestiges des sinistres événements ; la seconde méthode suivie est celle de l'absorption de somnifères, se laissant ainsi aller à un sommeil éternel - comme avec les cordes, des boîtes de pilules y sont toujours visibles... ). L'auteur indique aussi très précisément les endroits de cette forêt maudite qui, selon lui, sont les meilleurs pour éviter que l'on retrouve les corps et ainsi conclure à une disparition mystérieuse. Avec la publication de son ouvrage, l'auteur a directement contribué à l'augmentation du taux de suicide qui touche cette forêt, les "nouveaux" suicidaires, en nombre croissant, adoptant massivement la pendaison comme moyen pour mettre fin à leur vie et se trouvant souvent exactement aux endroits indiqués dans le livre, celui-ci étant même présent à côté de la dépouille dans de nombreux cas. Tsutsumi a donc participé indirectement au suicide de nombreux japonais.

Aokigahara, la forêt du suicide
Aokigahara, la forêt du suicide
Aokigahara, la forêt du suicide
Aokigahara, la forêt du suicide
Aokigahara, la forêt du suicide
Aokigahara, la forêt du suicide
Commenter cet article

lola 05/03/2015 19:38

ça fait peur toutes ses légendes mais c'est exactement se que je cherchais pour ma soirée pyjamas