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Légendes urbaines et mythes surnaturels

Légendes urbaines, surnaturel, endroits hantés , mythes du monde entier à faire froid dans le dos

Bavay, ville hantée

Publié le 26 Mars 2015 par joedalton

Les maisons hantées. Si, dans le Nord – Pas-de-Calais, on pense spontanément à celle de Villeneuve-d’Ascq), nombre de villes ou villages ont leur propre bâtisse maudite. Et bien sûr dès que l’on touche au paranormal, les rumeurs vont bon train, même si parfois, elles ne sont vraisemblablement que rumeurs. Tandis que d’autres maisons ont un passé bien tragique. L’une des variables essentielles pour qualifier une maison de « hantée ». Quant à démêler le mythe de la réalité… Après notre retour à Mentque-Nortbécourt la semaine dernière, c’est le deuxième volet de Paranormal Nord – Pas-de-Calais (*).

C‘est la maison hantée la plus célèbre de la région. Voire même l’une des plus connues de France. Elle a déjà eu les honneurs de plusieurs médias (télévision, écrits ou web). Sur le net, d’ailleurs, tapez maison hantée dans Google, vous tomberez forcément dessus. Je suis, je suis Hem-Villeneuve-d’Ascq bien sûr (elle est située sur le territoire de la ville nouvelle, mais couramment attribuée à Hem). Une bâtisse construite dans les années 30 dans laquelle un enfant de 5 ans serait mort mystérieusement il y a quelques années… Histoire tragique qui aurait eu des répercussions bien au-delà de la famille. Plusieurs locataires auraient occupé cette maison. Prenant tous leurs jambes à leurs cous au bout de quelques mois, voire même y mourant dans des conditions étranges… Des ouvriers y effectuant quelques menues rénovations auraient eu la désagréable surprise de retrouver la maçonnerie endommagée après une nuit de sommeil. Jusqu’au rachat dernièrement de la maison par une assemblée évangélique…


La maison Hantée de Villeneuve-d’Ascq par andersonxxxx

A BÉTHUNE, UNE JEUNE FILLE SE PEND, UNE FAMILLE OBSERVE DES PHÉNOMÈNES ÉTRANGES

Maison hantée. Le terme peut faire frissonner voire sourire. Mais rarement laisser indifférent. Car que l’on croit au phénomène ou non, peu de gens s’aventureraient à acheter – ou habiter – une maison au passé sulfureux. A moins de vouloir faire une très bonne affaire financière. Il y a quelques années, le très sérieuxLibération avait même consacré une page au sujet en interrogeant quelques spécialistes de l’immobilier. C’est dire… A Mentque-Nortbécourt, où nous étions la semaine dernière, on se doute que la maison va peut-être avoir du mal à être relouée dans l’immédiat. Bref, il y en a que ça ne fait pas sourire, loin de là.

Autre personne que les maisons hantées ne font pas sourire : l’une des sommités régionales sur le sujet, Bernard Coussée, par exemple. Le président du Cercle d’études mythologiques est l’auteur de plusieurs livres sur les mythes et légendes du Nord – Pas-de-Calais (quelques-uns sont publiés chez De Borée, retrouvez également la liste complète sur Wikipedia). « Personne n’est fou dans ces histoires, nous confiait-il il y a quelques semaines. J’ai recueilli de nombreux témoignages et je peux vous dire que les gens sont sains d’esprit. Et de profils sociologiques tout à fait variés. Mais je fais un travail d’enquête car il faut bien sûr prendre beaucoup de précautions sur ces sujets. » Il rappelle ainsi l’histoire d’une maison béthunoise. Entre 1968 et 1977, une famille vivra des événements étranges. Tour à tour, les membres de la famille apercevront un homme se baladant. Le chat est constamment effrayé. L’horloge ne fonctionne pas… Juste dans cette maison bien sûr. Le mari fait une dépression. Et avant de quitter la maison, comme d’autres jeunes couples qui avaient vécu ici avant, ils apprendront qu’une jeune fille s’était pendue ici-même des années auparavant…

Une pendaison pour Béthune. Un enfant qui meurt dans la maison pour Hem. Pas besoin de faire fonctionner les neurones bien longtemps pour saisir le point commun de la plupart des maisons hantées. A chaque fois, la bâtisse en question est associée à un événement tragique, violent et inhabituel. « C’est le dénominateur commun, confirme notre auteur. Et ce sont des fantômes attitrés à un lieu. Vous ne le retrouverez pas dans une autre maison. » Car souvent quand le locataire victime de phénomènes hantés déménage, c’en est terminé des insomnies et des nuits de panique…

UNE MAISON DANS CHAQUE VILLE OU VILLAGE ?

Lambersart, Lille, Calais, Grande-Synthe, Sainte-Marie Cappel, Wallon-Cappel, Dunkerque, Steene, Hoymille en cherchant un peu sur le net, nombre de villes ou villages de la région ont leur propre maison hantée. Plus qu’ailleurs ? « Non, dément Bernard Coussée. C’est le même ratio que dans les autres pays. » Même s’il reconnaît que nos Flandres sont peut-être les plus touchées par les rumeurs que d’autres coins de la région. Le site Le Blog de l’étrange, réalisé en partie à Calais, en recense d’ailleurs quelques-unes sur une Google Map : « On localise les lieux hantés francophones, explique Reynald, l’un des administrateurs qui avoue d’ailleurs avoir été approché par TF1 pour une prochaine émission sur le sujet. Le blog existe depuis 5 ans,et nous avons eu jusqu’à présent environ 4 millions de visites avec un quota de 1 000 visites par jour. » Pas de surprise, le secteur du fantôme génère du clic sur le web, suffit de faire la recherche “maison hantée” dans Google. Entre ceux qui souhaitent témoigner, ceux qui s’intéressent au phénomène, voire même ceux qui ont décidé d’aller chasser du fantôme ou d’enquêter plus en profondeur sur ce sujet… L’une des activités de la future association gérant le blog : « Pour les enquêtes, nous mettons en place une surveillance video et surtout nous enregistrons grâce à un dictaphone numérique pour essayer de trouver le moindre PVE (phénomène de voix électronique). »

LES FRANÇAIS ONT PEUR DU RIDICULE

Baladons-nous donc un peu sur la carte des lieux hantés du Blog de l’Etrange. On retrouve notamment en détail une histoire à Grande-Synthe, dans la banlieue dunkerquoise. Histoire édifiante et frissonnante : dans les années 80, dans une demeure de la ville, une famille entend des coups frappés à la porte. Jamais personne bien sûr de l’autre côté de la porte… Mais ce n’est pas tout : des tableaux, des couteaux même, se déplacent tout seul dans la maison. Un jour, la mère de famille ira jusqu’à se faire étrangler par des mains invisibles. Les exorcistes se succèdent pour chasser les esprits… « Je connais une personne qui a très bien connu les anciens locataires, assure Reynald. D’après ses dires, tout est vrai, d’ailleurs, les propriétaires ont déménagé peu de temps après. » Affabulation ? Exagération ? Réalité ? Difficile de répondre à cette question d’autant que les histoires de maisons hantées de première main sont rares et sont d’ailleurs difficiles à rapporter, confirme Bernard Coussée : “Souvent, c’est d’abord le témoignage d’un tiers. Les personnes victimes de tels phénomènes ont une réticence à en parler. Il y a beaucoup d’autocensure.” Sûr donc qu’entre le beau-frère du copain de la soeur du grand-père, des distorsions peuvent exister, certains s’amusant juste à propager des rumeurs sur une pauvre bâtisse qui n’a rien demandé à personne, parfois juste pour des conflits de voisinage… Mais dans le problème des témoignages sur le sujet, il y a aussi la peur de passer pour fou dans un pays où le paranormal n’a pas bonne presse. « Je pense surtout que les Francais ont peur du ridicule, dénonce sur ce sujet Reynald, du Blog de l’Etrange. Les pays francophones comme la Belgique ou le Canada sont cent fois plus ouverts à tout ce qui a trait au paranormal. En France, si vous dites, j’ai vu un fantôme, on vous dit ok bonhomme, encore un givré. Alors qu’en Belgique, on vous questionne avant sur ce que vous avez vu… »

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