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Légendes urbaines et mythes surnaturels

Légendes urbaines, surnaturel, endroits hantés , mythes du monde entier à faire froid dans le dos

La Gargouille

Publié le 6 Juin 2015 par joedalton

La Gargouille

La gargouille est la gardienne du lieu sacré. Sa laideur est telle que même le Mal en est effrayé.
Tous ceux qui se sont laissés tenter par le vice et la luxure ne peuvent pénétrer dans le lieu sacré et le profaner. Toutes leurs turpitudes sont rejetées par les gargouilles, gardiennes de la sainteté du lieu.

Ces fameux blocs de pierres taillés en forme d’animaux fantastiques avaient pour but de rappeler aux fidèles qu’ils devaient constamment se méfier du démon.
Les gargouilles représentaient alors un démon de pierre esclave et enchaîné par l’homme. Leurs lignes monstrueuses et repoussantes rappelaient aux hérétiques ( non-chrétiens, magiciens, sorcières, excommuniés) que la protection divine était déjà sur le bâtiment. La gargouille apparaît comme un symbole de la vie nocturne, de l'obscur, du monstre en soi, des démons ravageurs. C'est aussi un symbole positif qui, à bien des égards, s'apparente au dragon. Il représente la vie cachée au fond de soi-même, il est en même temps un gardien vigilant, un cerbère et un séducteur, comme tous les diables par ailleurs.
La gargouille est un démon qui protège des démons. C'est la pensée magique qui cherche à combattre le feu par le feu.
La légende raconte que les gargouilles hurlaient à l'approche du Mal.


Les stryges ou striges (du grec strigx, « oiseau de nuit »), sont des démons femelles ailés, mi-femme mi-oiseau, qui poussent des cris perçants. Elles apparaissent dès l'Antiquité dans la croyance romaine (les premiers textes portant sur le sujet ont en effet été écrits en latin et semblent se référer à une ancienne croyance populaire).
Les stryges s'en prennent essentiellement aux nouveau-nés, soit qu'elles sucent leur sang, soit qu'elles les enlèvent de leurs serres crochues... Elles sont pour cela souvent confondues avec les vampires. Elles sont également associées aux cimetières. Selon Pline, elles empoisonnaient les enfants avec leur lait.
Le mot « strige » servit aussi d'injure dans le monde romain.
La déesse Carna, qui veillait sur les gonds des portes des maisons, avait pour fonction d'écarter ces monstres grâce à des incantations magiques.
Les Saxons étaient convaincus que les stryges mangeaient ou suçaient le sang des vivants ; et que pour s'en préserver, il fallait à tout prix brûler celles qu'ils avaient surprises, et en manger la chair.
Chez les arabes, la stryge prend le nom de goule (ou ghole) et se repait de la chair corrompue des cadavres.

D’un point de vue purement architectural, la gargouille est une conduite horizontale ornée d’un motif qui sert à rejeter les eaux pluviales en avant d’un mur.

Donc, non seulement, la gargouille rejette les eaux de pluie mais en même temps tous les vices.


La légende de Saint Romain

Du temps de Dagobert, suivant une vieille légende, un dragon horrible était né du limon des eaux à la suite d'un long débordement de la Seine. Ce dragon terrorisait les foules et se plaisait comme tout dragon qui se respecte à dévaster la contrée. Personne ne voulait le combattre mais l’évêque Saint Romain décida de débarrasser la ville de ce monstre. Il pénétra dans l’antre de la bête et la soumit d’un signe de croix. Le condamné à mort (seul à avoir accepté de l’accompagner) passa l’étole du prêtre au cou du démon puis le ramenèrent en ville où il fut brûlé sur la parvis de la Cathédrale.
Ce monstre vaincu par Saint Romain portait le doux nom de « Gargouille ». Voilà, vraisemblablement, l'origine du nom donné à ces figures monstrueuses et fantastiques que les sculpteurs-imagiers représentèrent dans les gouttières des églises gothiques (même si certaines églises romanes en possèdent également). Certaines personnes ajoutent que lors de son exécution, le feu du bûcher, au contact du feu interne du dragon, pétrifia le corps de la Gargouille.

La Gargouille
La Gargouille
La Gargouille
La Gargouille
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